AD. ORNEM

Studio de joaillerie fondé en 2019 par Anne Mermoz, AD.ORNEM est né de la passion de sa créatrice pour la joaillerie vintage, et de l’envie de proposer une vision moderne du bijou comme ornement esthétique et symbolique.

Les collections d’inspiration Art Déco et 70’s reprennent les codes de grands classiques de la joaillerie réactualisés sous la forme de bijoux à l’évidente singularité.

Présence et subtilité, sophistication et sobriété sont les fils conducteurs de ces collections libres d’interprétation, à porter au féminin comme au masculin.

Les bijoux sont fabriqués à Paris, dans la pure tradition joaillière, en or 18 carats recyclé labellisé “Origine France Garantie” (AFNOR Cert. 83234).

Les créations se déclinent en trois couleurs d’or : or jaune, gris palladié et Greige®, signature AD.ORNEM.

Interview d’Anne Mermoz, fondatrice et directrice artistique
Les Échos Série Limitée – 5 mars 2021

Anne Mermoz 
Créatrice joaillerie
Paris

Comment vous sont venus votre passion de la joaillerie et le désir de créer votre propre marque ?

Ma mère et ma grand-mère m’ont initiée à la joaillerie très tôt. Pour les grandes occasions, un bijou était le cadeau évident, presque essentiel. Quand j’avais une dizaine d’années, je suis tombée amoureuse de la joaillerie Art déco, au détour de promenades aux puces avec mes parents. Mes premières créations datent de mes années de lycée passées à Tahiti, où j’ai découvert les perles de cultures et développé mon intérêt pour la gemmologie. Ensuite, après une prépa littéraire, je suis entrée en école de commerce en travaillant parallèlement pour une petite marque de joaillerie. Après un stage au sein de la direction stratégique d’un grand groupe de luxe, j’ai saisi une opportunité pour me lancer pendant ma dernière année d’études. Je me suis laissée guider par mon instinct avec le sentiment que j’avais atteint une maturité artistique me permettant de développer mon propre univers.

Pouvez-vous nous parler de cet univers ?

Je suis fan des années 1970, que ce soit en joaillerie-horlogerie, en mode ou en décoration. Avec l’Art déco, ce sont mes inspirations majeures et on retrouve beaucoup d’éléments communs : un dessin abstrait, des lignes graphiques et une grande place donnée au contraste. Je cherche à créer des bijoux actuels, qui ont une véritable présence tout en s’inscrivant dans le quotidien. J’aime la singularité mais je ne souhaite pas me cantonner à une tendance, à une clientèle. J’aime l’idée qu’ils soient universels. Tous les bijoux sont fabriqués artisanalement à Paris, en or 18 carats recyclé. J’utilise dans mes collections un or signature que j’ai appelé l’or Greige, qui allie éclat de l’or jaune et la discrétion de l’or gris.

Vous avez trois collections déjà disponibles, pourriez-vous nous les décrire ?

Pour chaque collection, je reprends les codes d’un classique de la joaillerie. Les écrous précieux de la collection «Octavia», ponctués de diamants et de billes d’or, partent du dizainier, sorte de bague-chapelet. Pour la collection «Nos», le bijou de départ est une bague toi et moi dont j’ai voulu souligner la dualité en forçant les contrastes par un dessin plus architectural et des associations de pierres inédites. Enfin, pour la collection «Genta», j’ai imaginé une néo-chevalière inspirée de l’horlogerie des années 70 aux lignes denses et pures pour laisser place à une interprétation personnelle de ce type de bague très autobiographique. Au-delà de ces trois collections, je travaille sur des projets sur mesure en co-création, notamment à partir de pierres qu’on me propose, et je trouve cette approche très excitante !

Propos recueillis par Clara Dufay pour Les Échos Série Limitée
Crédits Photo : Mina Rodriguez